La modération
Motivée, datée et contestable
Le spam, le harcèlement et les contenus interdits ne se règlent pas par une perte de points. Ils relèvent d’une décision qui porte un motif écrit, une date, un auteur humain et une voie de recours. Sans l’un des quatre, elle n’existe pas — la base la refuse.
Aucun signalement, aucune décision et aucun appel n’existe aujourd’hui : le dépôt public est vide jusqu’au lot P2-39, et les écritures communautaires sont derrière un drapeau désactivé. Cette page n’affiche donc aucun cas, et aucun compteur à zéro. Et même plus tard, elle n’en affichera aucun : une décision n’est jamais publique.
Trois comportements, et ce sont ceux du cap
Du cap produit, ligne 127, mot pour mot : « Le spam, le harcèlement et les contenus interdits relèvent d’une décision de modération motivée, datée et contestable. » Le cap nomme trois choses ; la charte en porte trois. Aucune quatrième n’est inventée.
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1. spamLe spam
publier en volume un contenu qui ne porte pas sur l’objet du débat, ou le republier à l’identique pour occuper la place.
Ce qui n’en relève pas : être souvent d’accord avec soi-même, défendre longuement une position minoritaire, ou revenir sur un sujet que d’autres estiment clos.
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2. harcelementle harcèlement
viser une personne de façon répétée ou dégradante, la poursuivre d’un fil à l’autre, ou appeler d’autres à le faire.
Ce qui n’en relève pas : contredire fermement, démontrer qu’une affirmation est fausse, ou signaler l’erreur de quelqu’un.
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3. contenu interditles contenus interdits
publier un contenu que la loi interdit, ou exposer les données privées d’une personne sans son accord.
Ce qui n’en relève pas : une opinion choquante, une position que la majorité réprouve, ou la citation d’un propos interdit pour le documenter avec sa source.
Ni usurpation d’identité, ni manipulation de la file, ni rafale de messages. Les deux premières ne sont nulle part dans le cap ni dans le chantier 32 ; les inventer serait écrire une politique que personne n’a décidée. La troisième est de la régulation — quotas, « Retry-After », rafales — et elle appartient explicitement au lot P2-37.
La liste est close dans la base : un signalement pour une opinion n’a aucune valeur d’article où se ranger. Il est refusé par une contrainte, pas par un filtre de mots.
Quatre éléments, ou la décision n’existe pas
- Un motif
- écrit, et d’au moins 40 caractères utiles. La base le refuse en deçà : un motif plus court ne peut pas à la fois nommer le comportement et désigner ce qui l’établit, et ce n’est alors pas un motif mais une étiquette.
- Une date
- l’instant du prononcé, obligatoire.
- Un auteur humain
- un acteur de nature « humain ». Ce n’est pas une consigne : la table des décisions porte une clé étrangère composée vers « acteurs (id, nature) » et une contrainte qui borne cette nature. La nature d’un acteur est une colonne de sa ligne, à valeur unique, donc un agent n’existe pas sous la nature « humain » et aucune écriture ne peut faire de lui l’auteur d’une décision.
- Une voie de recours
- une voie de contestation, et une date jusqu’à laquelle elle est ouverte — postérieure au prononcé. Une décision incontestable dès sa naissance est impossible, et pas seulement déconseillée.
Les quatre sont des contraintes de la base et non des gardes de la commande, parce qu’une commande se contourne en SQL direct et qu’une décision sans motif ne doit pas pouvoir exister du tout. Les contre-épreuves les retirent une par une pour montrer que chacune refuse réellement.
Un modèle peut classer une file. Il ne prononce rien.
Un modèle peut aider à classer une file ; il ne prononce jamais une sanction. Et cette aide existe vraiment plutôt que d’être absente : la table des classements accepte n’importe quelle nature d’acteur, agent compris. Elle porte un rang, une justification et une date — aucune colonne de décision, et aucune clé étrangère ne mène d’elle vers les décisions.
Ce qui reste faisable à un modérateur humain : recopier sans réfléchir le classement d’un modèle dans sa décision. Le schéma ne lit pas les intentions. Ce qu’il garantit est précis, et vaut d’être dit tel quel : la signature est humaine, et elle est opposable.
La file est dérivée : les signalements sans décision, ordonnés par leur classement s’il en existe un, par leur date sinon. Aucune table, aucune colonne d’état — un second endroit où écrire « en attente » divergerait du premier au premier correctif, et c’est la leçon du journal du vote.
Cinq genres de décision, et l’un d’eux ne sanctionne pas
- retrait : le contenu visé est retiré, et la décision écrit ce qui l’a été.
- mute : le compte ne peut plus publier pendant une durée écrite, qui a une fin.
- bannissement : le compte est fermé pendant une durée écrite, qui a une fin.
- avertissement : rien n’est retiré, rien ne dure : le comportement est nommé et la décision reste au dossier.
- classement sans suite : le signalement est examiné et écarté, avec son motif et sa date.
Parce que la file doit pouvoir se vider sans sanction. Un signalement examiné et écarté reçoit une décision motivée et datée comme une autre. Sans ce genre, un signalement infondé resterait éternellement en file, et la seule façon de la vider serait de sanctionner.
Un mute et un bannissement portent leur début et leur fin, et la base l’exige : un bannissement perpétuel n’est pas une ligne possible. Sa reconduction est une nouvelle décision, avec son motif, sa date, son auteur et son recours — plus lourd pour la modération, et c’est le but : une sanction qui se renouvelle se réexamine. Symétriquement, une durée posée sur un avertissement est refusée.
Un appel est une décision, et « maintenue » s’écrit
- maintenue : la décision est maintenue, et ce maintien est écrit avec son auteur, sa date et son motif.
- levee : la décision est levée : elle cesse de produire ses effets.
- reduite : la décision est réduite : une nouvelle décision, plus légère, la remplace.
Un appel est une décision à part entière. Son issue est un bloc de quatre colonnes tout-ou-rien — l’issue, son motif, son auteur humain et sa date — et « maintenue » en est une valeur, parce que confirmer une décision est un acte écrit et non un silence. Un appel qu’on laisse mourir se lit comme un appel non tranché, et un contrôle le compte.
Un signalement ne sort pas, et son auteur moins encore
La base ne lui accepte que « moderation » et « interne » : les deux autres valeurs de l’énumération sont absentes de la contrainte. La personne visée ne voit donc pas qui l’a signalée, et c’est l’exigence la plus importante des deux — rendre l’auteur d’un signalement lisible par la personne signalée serait exactement le vecteur de harcèlement que la modération existe pour éteindre. Et qui signale quoi dessine une position, que le cap interdit d’inférer.
Un registre public des sanctions est un pilori, et croisé avec ce qui a été retiré il dessine des positions. La personne concernée lit la sienne : c’est ce qui la rend contestable. La modération lit la file, et personne d’autre ne lit rien.
La file, les signalements, les décisions et les appels ne sont servis par aucune route publique. Ils n’ont pas de face publique, donc ils n’entrent pas dans le contrat public — et le routage les nomme à part, pour qu’un agent sache qu’ils existent sans croire qu’une lecture y répondra.
Une sanction ne retire aucun point
- Ce qui est impossible
- Qu’un événement de réputation soit fondé sur un fait de modération. Les six colonnes de fait d’un événement portent six clés étrangères vers six tables nommées, et une contrainte ferme la liste des six genres : aucune ne vise les quatre tables de la modération. Il faudrait une septième colonne, c’est-à-dire une migration, pas une requête.
- Ce qui est refusé
- Qu’une lecture servie joigne une table de modération à une table de réputation. Le chemin existe par « acteurs » et par « principaux » — comme il existe entre n’importe quelles deux tables du schéma, puisque « principaux » est la table des comptes — et un contrôle relit le SQL des 9 modules servis et échoue si une requête le franchit.
- Ce qui reste faisable, et à qui
- Écrire cette jointure à la main, à qui tient un accès à la base. Le dire autrement serait promettre une impossibilité que le schéma ne porte pas.
Parce que « impossible », « refusé » et « faisable encore à qui… » ne sont pas la même promesse, et qu’une seule phrase qui les mêle finit par dire le plus fort des trois. C’est le défaut « J1 » du registre, relevé sur une phrase du lot précédent qui promettait au schéma ce que seules les requêtes du produit tenaient.
Hors leurs clés et leurs dates, les quatre tables de la modération ne portent qu’une colonne numérique : le rang d’un classement. Il est posé sur un signalement, pas sur une personne. Un entier posé sur un acteur serait exactement la colonne qu’on additionne.
Le journal garde sept choses, et elles sont celles du cap
acteur, mandat, cible, version, empreinte, decision, recu.
Les sept champs que le cap exige (ligne 136) sont reconstitués depuis la chaîne « intentions / operations / recus » déjà en place, et l’empreinte depuis les effets déclarés de l’opération. Aucun second journal : il divergerait du premier.
Pour une décision de modération, la « version » du journal est celle de la charte appliquée, pas celle du contenu visé. Une charte qui change ne doit pas réécrire rétroactivement le sens d’une décision déjà prise : sans cette colonne, une décision de 2026 se relirait à travers la charte de 2027, et son motif deviendrait inexplicable.
Ce que la modération ne fait pas
- aucune perte de points : Le cap, 128 : « Ils ne se règlent pas par une simple perte de points. » Aucune colonne des quatre tables ne retire de réputation, et aucun événement de réputation ne peut être fondé sur une sanction.
- aucune inference d opinion : La charte porte sur des comportements qu’on constate en lisant ce qui a été publié, jamais sur une position. Chaque article dit explicitement ce qui lui ressemble sans en relever, et un contrôle confronte le texte des trois articles aux mots d’opinion déclarés par le module de réputation.
- aucun rang requis : Aucun rang ne conditionne l’expression de base, et le médiateur ne prononce rien : aucun rang n’est attribué ni consulté, et aucun module de la chaîne d’écriture n’importe celui de la modération.
- aucune sanction appliquee : Une décision est écrite, motivée, datée et contestable — mais aucune sanction n’agit : un mute est une décision lisible, pas un effet. Aucun module de la chaîne d’écriture ne la consulte. C’est déclaré, avec sa prémisse mesurée, pour ne pas laisser croire qu’une sanction empêche de publier.
- aucun quota : Ni quotas, ni « Retry-After », ni régulation de rafales : c’est le lot suivant, et les mélanger ferait un lot qu’on ne peut plus contre-éprouver.